Partager l'article ! Trail du Marensin - 30 kms: Mon premier trail dans le Sud Ouest. Avant de trouver une cour ...
Mon premier trail dans le Sud Ouest.

Avant de trouver une course de prépa au marathon d’Albi, j’ai écumé les calendriers sans trouver de semi à me mettre sous la dent.
Je me suis donc rabattu sur le 30 kms du trail du Marensin
après avoir hésité avec le 15 en semi nocturne le samedi soir afin de pas trop entamer mes réserves sur du long mais Robert m’a déconseillé de partir sur un trail nocturne avec tout ce que cela implique de risques et par rapport à une foulée sur la défensive qui n’est pas très adaptée à ma préparation.
Je suis cependant allé voir la veille du départ du 30 kms , une partie du 15 pour rentrer dans l’ambiance .
Et le parcours était ardu avec notamment un départ quasi sur la plage avec les difficultés de courir sur le sable mais sinon c’est très beau et tentant pour l’an prochain.
En attendant c’est sur le 30 kms
que je suis inscrit sans repère chrono et sans connaitre vraiment le parcours.
Dimanche matin je pars donc vers St Girons où a lieu le départ qui a l’avantage de ne pas être loin d la maison et donc de ne pas trop entamer sur mon temps de sommeil déjà raccourci d’une heure en raison du changement d’heure.
Je me retrouve donc sur la ligne de départ sans connaitre ce qui m’attend si ce n’est ce que j’en ai lu et la discussion que j’en ai avec Laurent, Kikoureur basque fort sympa qui a déjà fait un beau chrono la veille et qui connait le parcours pour l’avoir fait quelques années en arrière.
Il me conseille d’être humble fasse au tracé qui regorge de ce qu’ici on appelle des Tucs et qui ne sont pas des biscuits apéro mais des talus pentus de sable et de terre mélangés.
Le départ est donc donné et je pars dans le flot pour un tour de village d’échauffement.

Les choses sérieuses commencent dès l’entrée de la forêt avec une succession de monotraces et tucs donc qui me voient suivre la troupe en marchant dans les côtes assez indigestes et descendre avec ma technique minable les pentes qui suivent sur des chemins pas très larges.

Pour résumer ça sera 10 kms épuisants avec un rythme saccadé, pas de moment de répit et l’angoisse de laisser une cheville dans l’affaire.
Je me dis que les 3h00 annoncées à Sève et aux enfants pour m’attendre à l’arrivée sont présomptueux et qu’ils vont devoir patienter.
Pour arranger l’affaire on se trompe vers le 11 ème km avec mes compagnons de route avant de revenir sur nos pas en ne voyant pas de traces au sol.
Arrive le 1er ravito où la 1ère féminine me passe le temps que je refasse le plein du camelbag.
Je la reprends assez vite et entame ma remontée au classement, ça devient plus roulant et comme ce n’est plus la technique mais les jambes qui font la différence, je grappille des places et suis pointé 48 ème vers le 16ème km.
Au 18ème km se présente un des attraits du circuit : un passage à gué où je ne réfléchis pas et me jette à l’eau même si je crains que les chaussures mouillées me pénalisent par la suite mais pas du tout.
Je continue à dérouler et me rassure sur le fait d’encaisser les kms à un bon rythme après avoir taper dans les réserves dans la 1ère partie.
Un petit contretemps vers le 25 ème km ou je ressens une douleur dans la cuisse droite genre crampe dans une montée assez sévère. Je décide donc de gérer et laisse partir le coureur que je suis depuis quelques kilomètres.
La douleur ne se rappelle pas à mon souvenir mais je suis craintif quand ça devient pentu par contre j’arrive à bien allongé quand ça s’aplanit.
Un dernier arrêt au ravito du 26 ème au son de la fanfare : 2 verres de coca, un pain d’épice et je repars.
Un dernier arrêt pendant la traversée de la forêt pour ne pas me perdre (c’est pas le moment car les dernières kms paraissent longs) comme mon ancien compagnon de route que je double sans le voir car il a prit une mauvaise option et me voilà à l’arrivée ou toute la famille m’attend.
J’ai même l’honneur du commentateur qui me tend le micro pour recueillir mes impressions et qui m’encourage à revenir l’année prochaine avec mes amis gardois.
Je ne suis pas trop entamé physiquement assez content de mon finish (une quinzaine de place gagnées sur la deuxième moitié du parcours) et je me remets avec une bonne bière et un massage récupérateur par une étudiante kiné fort agréable.
Les discussions autour des tables de ravito tournent autour de la difficulté du parcours pour un trail qui n’a rien a envier à d’autres trails plus réputés au vu du profil.
Je suis au final pointé 10ème sur le 30 kms en 2h57mn51s : objectif atteint.
Maintenant place à la route ….
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